La revue de l'innovation
La revue de l'innovation du secteur public

Qui a dit cela?

Des innovations

De même que les créatures vivantes à leur naissance sont mal formées, de même le sont les innovations, qui sont enfantées par le temps. Tout remède fut innovation; et qui n'essaie pas de nouveaux remèdes doit s'attendre à des maux nouveaux. Car le temps est le plus grand des innovateurs; et si le temps altère les choses, et que la sagesse et la réflexion ne les améliorent pas, quelle en sera la fin? Si ce qui est établi par la coutume n'est pas toujours bon, du moins estce toujours convenable : les choses qui pendant longtemps coexistent s'ajustent les unes aux autres; alors que les choses nouvelles ne s'intègrent pas si aisément, et si elles aident par leur utilité, elles troublent par leur manque de conformité. Tout cela serait absolument vrai si le temps ne s'écoulait pas; mais il s'écoule si bien que la conservation obstinée de la coutume est aussi perturbante que l'innovation; et ceux qui révèrent trop les temps anciens sont un objet de mépris pour le nouveau.

Il serait bon, donc, que les hommes, dans leurs innovations, suivent l'exemple du temps luimême, qui innove grandement, mais lentement, et par degrés imperceptibles. Il est bon également de ne pas modifier l'ordre établi, sauf nécessité urgente ou utilité évidente; et point ne faut oublier que la réforme doit conduire au changement, et non le désir de changement à la réforme. Enfin, que la nouveauté, si elle ne doit pas être rejetée, du moins doit être accueillie avec méfiance; tout cela afin, comme l'Écriture l'a dit, que sans renier les voies anciennes, nous regardions autour de nous pour découvrir le droit chemin à emprunter.

Qui a écrit ces lignes, et quand?
Envoyez vos réponses à Eleanor Glor.

Réponse

Merci à Jean-Pierre Leduc, Institut du service extérieur canadien, ministère des Affaires étrangères et du Commerce international, Canada

 

Dernière mise à jour le 27/05/02 (04/11/2008)

Dernière mise à jour: Avril 2010